Midsommar Productions

Midsommar, c'est aussi des prestations en informatique.

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Qu'est-ce qui fait une bonne traduction ?

La réponse est assez évidente pour les traducteurs professionnels, mais la plupart des gens ne se la sont jamais posée. En premier lieu, ceux qui font appel aux services d'un traducteur, souvent, ignorent ce qu'ils doivent rechercher chez un traducteur pour obtenir un résultat de qualité. Quelque part, cela est compréhensible : ils ne sont pas traducteurs eux-même ni même, en général, pas spécialement versé dans le domaine linguistique. Reste qu'il est intéressant de savoir comment reconnaître un bon traducteur d'un mauvais, comment sélectionner un traducteur, et à quoi veiller en particulier.

Le prix :

Commençons par ce qui fâche, et parlons finances. Oui, un bon traducteur coûte un peu d'argent. Non, celui qui accepte de traduire pour 1 centime par mot source n'est probablement pas un bon traducteur. Un véritable traducteur professionnel a des frais, mais aussi des charges et des impôts (vu qu'il ne travaille pas au noir), il a aussi un certain niveau d'étude et parfois une certaine expérience professionnelle qui l'amèneront à refuser de travailler au SMIC. Entre ses frais, ses charges, son désir de gagner convenablement sa vie et le fait qu'il doive passer parfois beaucoup de temps à chercher de nouveaux contrats, temps qui ne lui est pas payé, un bon traducteur coûte cher. Si l'on refuse de payer cher, on se retrouvera probablement avec du mauvais travail. Au mieux celui d'un étudiant en langue bossant au noir entre ses heures de cours pour arrondir les fins de mois. Au pire un travailleur issu d'un pays émergent, au français douteux et n'ayant aucune méthodologie de traduction, voire, dans les cas extrêmes, un texte passé sous Reverso ou Google Translate.

Si vous cherchez un traducteur à pas-cher, et que la qualité du travail ne vous importe pas, alors oui, bien-sûr, vous trouverez des gens disposés à traduire votre site internet pour 20€ tout compris. Mais il n'y a pas de miracles à ce prix et honnêtement, dans ce cas, autant économiser les 20€ et passer votre site à Google Translate vous-même : le résultat sera le même ou peu s'en faut.

Sinon, si vous cherchez de la qualité, mettez-y le prix (si c'est pas cher, il y a une raison...), et lisez ce qui suit, ensuite, pour savoir sur quels points être spécialement attentif :

L'exactitude de la traduction.

Ça devrait aller sans dire ! Et pourtant...

Je ne compte pas le nombre d'erreurs que je vois, tous les jours, sur des traductions pourtant à gros budget, censées être très professionnelles... dialogues de films, séries, jeux vidéos.. .Sites internet de sociétés à vocation européenne voire mondiale... certaines traductions sont objectivement plutôt bonnes, mais contiennent occasionnellement des erreurs énormes (La traduction des Simpsons est coûtumière du fait). Il existe même des fautes tellement communes qu'elles sont en train de passer dans le langage courant, surtout depuis l'anglais... "Digital" (anglais) traduit en "Digital" (français)... non non et non ! "Digital", en français, c'est ce qui a trait aux doigts, comme les empreintes digitales. Pour la technologie à base de 0 et de 1, en français, le mot qui convient est "numérique" ! Un peu moins courant, mais ô combien horripilant, vous avez les bons vieux faux amis anglais... "eventually" traduit en "éventuellement" (la traduction qui convient serait plutôt "finalement", "au final", "à la fin" ou quelque chose du genre), "actually" traduit par "actuellement" (la traduciton qui convient serait plutôt "en réalité" ou "réellement" ou encore "En fait", selon le contexte)... Vous avez également "holiday", au singulier, traduit un peu trop systématiquement par "vacance" quand, en général, utilisé ainsi au singulier, il correspond plutôt à ce que l'on appelle chez nous un "jour férié" ou "intoxicated" utilisé pour une personne qui a trop bu et qui est trop souvent traduit par "intoxiqué" quand le terme qui conviendrait serait plutôt "ivre"... les exemples ne manquent pas.

Les erreurs de traduction de faux amis sont courantes, surtout depuis l'anglais. Les erreurs de traductions d'expressions idiomatiques également : non, "it doesn't make sense" ne se traduit pas par "cela ne fait pas sens". L'expression consacrée, en français, est "cela n'a aucun sens" (ou carrément "c'est débile ce que tu dis", encore une fois, tout dépend du contexte...).

Mais même depuis d'autres langues qui contaminent moins directement la nôtre, il est des erreurs qui peuvent être assez fréquentes. Il m'est un peu plus difficile de parler du suédois dans la mesure où je maîtrise un peu moins bien cette langue que l'anglais, et où de surcroît les traductions depuis le suédois sont souvent faites par un petit nombre de traducteurs extrêmement compétents, mais des erreurs peuvent parfois se glisser devant certaines difficultés : par exemple, les termes jämställdhet et jämlikhet pourront être parfois traduit indifféremment par "égalité". Pourtant, jämställdhet est un terme spécifique qui renvoie à un mot français particulier : "parité". Traduire "jämställdhet" par "égalité" est donc, souvent, une erreur, ou en tout cas, un choix pas tout à fait optimal. Autre erreur type, plus souvent rencontrée dans la presse, la traduction des noms propres : il faut choisir ! Soit on utilise la traduction française, lorsqu'elle existe, soit on utilise la version suédoise. Mais quand je lis que quelque chose s'est passé à "Gothenburg", mes poils se hérissent... La ville s'appelle "Göteborg" en suédois, et "Gothembourg" en français. Il n'existe aucune raison valable d'utiliser la graphie "Gothenburg", qui est anglo-saxonne, en français. Ça reviendrait à dire "ah hier j'ai été en Germany"... ça n'est pas très sérieux !

 

Tout cela pour dire que malheureusement, l'exactitude, en traduction, tient peut-être plus de l'exception que de la règle, ou qu'en tout cas, des erreurs évidentes de traduction sont encore courantes. Par conséquent, ne prenez pas cela pour acquis : oui, il faut faire appel à un traducteur très compétent, capable de traduire avec exactitude, sans se mêlanger les pinceaux, sans tomber dans le piège des faux amis et qui sache remplacer une expression idiomatique par une autre. Ce n'est pas systématique même chez les professionnels expérimentés, et encore moins chez les traducteurs "en dilettante", voire chez ceux qui sont convaincus que comprendre à peu près l'anglais (ou l'allemand ou autre) suffit à savoir le traduire. C'est donc un point sur lequel il convient, encore aujourd'hui et même en faisant appel à un pro, d'être vigilant.

 

Le "naturel" et la fluidité du texte traduit.

Il s'agit là de la capacité, pour le traducteur, de garder le fond intact, mais de modifier la forme pour l'adapter à la langue cible. Je m'explique :

Chaque langue a une syntaxe et même, plus globalement, une façon de formuler les choses qui lui est propre. Sans même parler de traduction "mot à mot" (le célèbre "how old are you" qui, mot à mot, se traduit en "comment vieux es-tu"), chaque langue a une façon habituelle d'exprimer les choses qui paraîtra tout à fait contre-intuitive dans d'autres langues. Cela peut concerner le choix des mots comme l'ordre de ceux-ci. Quelques exemples pour mieux comprendre.

"When I was a child..." - certes, on peut le traduire par "Quand j'étais un enfant" ou "Quand j'étais enfant". Techniquement, ça n'est pas faux, ni du point de vue du sens, ni d'un point de vue grammatical ou syntaxique. Mais ça n'est pas très usité en français. Spontanément, personne ne dit "Quand j'étais un enfant je voulais devenir policier." Nous dirons plutôt "Quand j'étais petit je voulais devenir policier". Il convient donc, sauf cas particulier, d'utiliser la tournure normalement usitée en français, afin que le texte semble plus naturel, plus français.

Même chose avec les proverbes, dictons et autres aphorismes. En anglais, un idcton veut que "a penny saved is a penny earned". Un premier niveau de traduction, très proche de l'original, serait "un penny économisé est un penny gagné". Un deuxième niveau de traduction, plus adapté à un public français, serait "un cent économisé est un cent gagné"... mais en réalité, à moins de vouloir garder un côté volontairement britannique pour faire "authentique", autant utiliser directement le dicton français qui s'en rapproche le plus : "Il n'y a pas de petite économie".

Autre exemple, cette fois jouant sur la syntaxe, pris d'un article sur un jeu vidéo dans Wikipedia anglophone : "Scattered across the tracks are blue and red boost icons. When touched these icons allow the player who touched them to boost." Littéralement, si l'on respecte scrupuleusement la syntaxe anglophone, cela donne "Éparpillées sur les pistes sont présentes des icônes de boost bleues et rouges. Lorsque touchées (ou "Lorsqu'elles sont touchées"), ces icônes permettent au joueur qui les a touché d'accélérer." - Mais vous m'accorderez que tout cela, même si ça reste compréhensible, ne sonne pas très français. Il faut donc réécrire ces deux phrases, par exemple de la manière suivante : "Des icônes de boost bleues et rouges sont éparpillées sur les différentes pistes. Lorsque le joueur en touche une, celle-ci lui permet d'accélérer" (ou "Le joueur qui en touche une gagne un bonus d'accélération", ou un mélange des deux).

Même chose depuis le suédois, qui s'éloigne un peu plus encore du français et qui nécessite d'autant plus souvent de réécrire les phrases. Reprenons un exemple issu de Wikipedia, cette fois sur une célèbre entreprise d'informatique : "Till en början funderade grundarna på att ge det nystartade företaget namnet Moore & Noyce Electronics men skippade det på grund av att det skulle kunna misstolkas för More Noise (= mer oljud), därför fick det istället bli Intel." Une traduction trop proche du texte donnerait ceci : "Au début, les fondateurs décidèrent de donner à l'entreprise nouvellement lancée le nom Moore & Noyce Electronics mais ils l'abandonnèrent parce qu'il pourrait être confondu avec "More Noise" (= plus de bruit), par conséquent il devint à la place Intel" - c'est compréhensible, mais là encore, en français, cela ne sonne pas très naturel. On reformulera donc plus volontiers en "Les fondateurs avaient d'abord opté pour le nom de "Moore & Noyce Electronics" pour leur jeune entreprise. Toutefois, ce nom risquait d'être compris comme "More Noise" (plus de bruit) : ils abandonnèrent donc leur première idée au profit de la marque Intel."

D'autres cas nécessitent une réécriture particulière. Par exemple, les suédois n'ont aucun soucis avec les répétitions au sein d'un texte. Il est tout à fait permis, en suédois, de dire "L'homme cherchait son chapeau. Mais son chapeau était introuvable. Il chercha longuement son chapeau, et finit par le retrouver dans l'armoire à chapeaux." Un mauvais traducteur gardera la formulation telle quelle. Un bon traducteur se souviendra que les répétitions sont à éviter en français, et cherchera des synonymes. Il écrira donc par exemple "L'homme cherchait son chapeau. Mais le couvre-chef demeurait introuvable. Il chercha longuement le vêtement, et finit par le retrouver dans l'armoire à chapeaux."

 

Tout cela pour dire que remplacer les mots et la grammaire d'une langue par les mots et la grammaire d'une autre langue ne suffit pas à faire une bonne traduction. Il faut parfois réécrire les phrases. Cela tient au fait que chaque langue a sa propre logique, sa propre façon de construire et de véhiculer des idées. Traduire, ça n'est pas seulement adapter les mots : c'est aussi adapter les constructions. À moins d'avoir une raison de vouloir faire "authentique", les spécificités de la langue source doivent rester dans la langue source. La langue cible a ses propres spécificités qu'il convient d'utiliser. Cela rends la lecture plus aisée, plus fluide, plus naturelle. Cela donne l'impression que le texte est réellement écrit en français, voire qu'il l'a toujours été. Lorsqu'on "devine" la langue source derrière un texte en français, c'est souvent qu'un traducteur a mal fait son travail.

Si cela peut éventuellement parfois se justifier dans une traduction littéraire, il n'y a aucune raison de trouver des calques dans un texte technique, documentaire, juridique ou autre. Sur un texte commercial (par exemple un site web d'entreprise), une traduction de ce type est même carrément suicidaire, puisque le message que cela envoie aux clients est "on est une entreprise étrangère qui ne dispose pas d'une véritable équipe en France, donc en cas de problème, vous serez obligé de vous débrouiller avec des étrangers, potentiellement à l'autre bout du continent" - ça n'inspire pas vraiment confiance à un client que de voir que l'entreprise ne parle pas vraiment sa langue.

 

La qualité du français.

Hé oui, il faut aussi en parler ! Une traduction pourra être exacte et écrite dans un français on ne peut plus naturel, si le texte final est bourré de fautes d'orthographe, de syntaxe, de grammaire, que le niveau de langue choisi est inapproprié ou que simplement, le traducteur manque de vocabulaire et ne trouve pas les meilleures formulations, le résultat ne sera pas terrible. Être un bon traducteur, c'est aussi être un bon écrivain. Cela est particulièrement vrai dans le domaine de la traduction littéraire, mais pas seulement. Même pour une traduction commerciale, le choix des mots et des expressions ainsi que l'absence de fautes va jouer un rôle considérable sur la crédibilité de l'entreprise.

Vous venez en effet de lire un paragraphe que j'ai, me semble-t-il, convenablement écrit. Et vous y avez, apparemment, porté une certaine attention. Comment auriez-vous réagi, maintenant, si je l'avais rédigé ainsi ?

Ben oui faut en parler aussi. Même si la traduction est exacte et même si la traduction est écrite en français qui a l'air naturel, si elle contené des faute d'orthographes ou des faute de grammaires ou des faute de syntaxes ou que tu as choisi pas le bon niveau de langue ou que le traducteur ne connait pas assez de mot ou ne trouva pas les bonnes façons de dire ce sera pas terrible. Pour être un bon traducteur il faut savoir écrire. C'est surtout vrai en traduction de littérature mais c'est aussi vrai pour une traduction commerciales où que choisir les mots et choisir les expressions et pas faire de fautes est important pour que l'entreprise a l'air sérieuse.

Évidemment, j'exagère là : aucun traducteur un tant soit peu sérieux ne vous rendra un texte pareil (du moins je l'espère) mais vous comprenez l'enjeu : le paragraphe réécrit ci-dessus veut dire la même chose que sa formulation originale, mais il est... mal écrit. Il contient des fautes de grammaire, des fautes stylistique, et sa formulation est naïve et en partie incorrecte. Savoir transformer un texte d'une langue à l'autre n'est tout à fait faisable que si l'on parle à la perfection la langue cible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, en général, on traduit vers sa langue maternelle, à moins d'avoir un niveau vraiment exceptionnel dans l'autre langue. Et c'est la raison pour laquelle Midsommar Traductions ne propose pas de traductions vers le suédois, ni même de traductions complètes vers l'anglais : je ne maîtrise tout simplement pas assez ces langues, lorsqu'il s'agit de les écrire, pour prétendre les avoir pour langue cible.

Mais attention : s'il est vrai qu'avoir la langue cible pour langue maternelle est un gros avantage, ça n'est pas suffisant. On sait tous que nombre de français n'écrivent pas correctement le français. Et même ceux qui l'écrivent sans faute d'orthographe n'ont pas forcément un style suffisamment développé, ou percutant, ou travaillé, pour écrire de beaux textes. Or, traduire, c'est aussi écrire de beaux textes. Encore une fois, c'est tout particulièrement le cas en traduction dite littéraire, mais c'est aussi le cas lorsque l'on veut traduire par exemple un texte publicitaire.

Il faut par ailleurs savoir utiliser, dans certains types de texte, les formulations "typiques", adaptées au français. Mettons, par exemple, que vous avez besoin de faire traduire un extrait des lois pénales néo-zélandaises à destination d'un magistrat français - par exemple l'abandon d'un enfant de moins de six ans, il est sans doute préférable que la traduction reprenne la formulation du Code Pénal français. Ainsi, on ne traduira pas "Every one is liable to imprisonment for a term not exceeding 7 years who unlawfully abandons or exposes any child under the age of 6 years." par "Toute personne est passible d'emprisonnement pour une durée maximale de 7 ans lorsqu'il abandonne ou délaisse illégalement un enfant de moins de six ans", mais plutôt par le plus typiquement français "Le fait, pour toute personne, d'abandonner ou de délaisser illégalement un mineur de six ans est puni de sept ans d'emprisonnement" ou "L'abandon ou le délaissement, par toute personne, d'un mineur de six ans est puni de 7 ans d'emprisonnement." Ainsi, on garde une formulation équivalente à celle qui a habituellement cours dans le Code Pénal français.

Savoir faire ce genre d'exercice peut être utile, par exemple, lorsque l'on fait de la veille juridique, et notamment au niveau international ; je pense là à un traducteur qui travaillerait pour le Parlement Européen ou pour la Commission Européenne.


Il est donc nécessaire de choisir un traducteur qui écrive non-seulement un français impeccable, sans faute d'aucune sorte, mais qui en plus ait du style et écrive dans un "beau" français (et pas seulement dans un français correct). Et pour peu qu'il s'agisse d'une traduction dans un domaine très spécialisé (technique, juridique, etc.) il est nécessaire de faire appel à un traducteur... spécialisé, justement ; c'est à dire une personne qui maîtrise les formulations et le jargon spécifique de ce domaine, plutôt que d'opter pour un traducteur généraliste qui optera pour des termes et des formulations généralistes et donc potentiellement imprécises.

 

Traducteur ou interprète ? Qui dois-je engager ?

Ah l'éternelle question... "traducteur ou interprète", peu de gens connaissent la différence, alors qu'elle est finalement très simple : le traducteur travaille à l'écrit, l'interprète à l'oral. Le traducteur reformule, dans une autre langue, un texte. L'interprète reformule, dans une autre langue, un propos qui vient d'être prononcé ou, pour les interprètes simultanés (ces surhommes...), qui est en train d'être prononcé. Ça n'est pas le même métier, ça ne demande pas les mêmes compétences (on ne demande pas à un interprète de faire du "beau" français par exemple, mais de tout comprendre du premier coup, alors que le traducteur est obligé de bien écrire, mais peut relire le texte original autant de fois qu'il le veut), à vous donc de voir si vous avez besoin d'un traducteur ou d'un interprète.

 

En conclusion :

En conclusion, un traducteur est une personne qui maîtrise très bien la langue source (la langue du texte que l'on souhaite traduire) et encore mieux la langue cible (la langue dans laquelle le texte sera traduit). Pour faire une bonne traduction, il a besoin de comprendre parfaitement le texte d'origine, mais aussi de savoir parfaitement formuler les mêmes idées dans la langue cible, ce qui ne va pas de soi. Une bonne traduction est donc une traduction qui soit exacte (c'est à la fois évident, et difficile), qui soit fidèle dans les idées mais pas dans la formulation (afin que le texte soit fluide et naturel dans la langue cible), et écrite dans une langue cible irréprochable, maîtrisée à la perfection, si possible par quelqu'un dont c'est la langue maternelle et qui en plus soit très à l'aise à l'écrit.

Une bonne traduction nécessite beaucoup de compétences : c'est un exercice difficile, qui prends du temps, qui demande de nombreuses années d'études (parler les deux langues ne suffit pas). Cela doit être fait par des gens compétents, à qui l'on doit laisser un temps suffisant pour faire le travail, se relire, se corriger, se re-relire, et ainsi de suite. Il faut donc laisser au traducteur un temps suffisant... et se méfier des traducteurs qui prétendent vous traduire 25 pages en 24 heures. Et plus les deux langues qui constituent la paire sont éloignée linguistiquement l'une de l'autre, plus la traduction prends du temps (traduire du danois au norvégien va très vite... traduire du japonais au français beaucoup moins). Il faut aussi accepter d'y mettre le prix car un traducteur "hard discount" ne vous apportera probablement pas ce qui définit une bonne traduction, et que s'il est pas cher, c'est probablement parce qu'il n'est pas bon donc pas très demandé, ou parce qu'il se "paye" sur vous en bâclant le travail.

 

Payez convenablement vos traducteurs, donnez-leur un délai raisonnable... et relisez ou faites relire (si vous avez fait traduire vers une langue que vous ne parlez pas) le texte qu'ils vous envoient pour vérifier que le résultat est à la hauteur, au moins pour ce qui concerne la langue cible. A partir des éléments ci-dessus, vous avez en effet les clés pour juger de la qualité de son travail.

Maintenant, si vous en trouvez un bon, un qui respecte tous les éléments vus plus haut... ne le lâchez pas, car vous n'êtes pas sûr d'en retrouver un du même niveau. Comme je l'ai dit plus haut, même les traductions à gros budget produites par des professionnels contiennent souvent des erreurs significatives. Alors, quand vous en trouvez un qui vous épargne ces erreurs et vous fournit de vraies bonnes traductions, faites ce qui est en votre pouvoir pour le garder : un travail de merde, c'est 20€ et 10 minutes sous Google Translate... mais une traduction de qualité, ça n'a pas de prix.